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Qui est Thierry Burlot ?

Je ne suis qu’un breton, comme les autres, et ce n’est pas si mal !!

Mon plaisir est de dialoguer avec les acteurs et actrices de la Bretagne, par des pérégrinations à travers les 21 Pays bretons et nos îles. J’ai plus appris dans ces rencontres que dans bien des sessions du Conseil régional. Appris à ne pas voir de certitudes, appris que le dialogue est la renonciation à l’agressivité, quand on respecte les convictions des uns et des autres.


Se dévoiler reste complexe. Voici en quelques lignes mon parcours, qui me pousse aujourd’hui à conduire une liste de rassemblement et de dépassement.

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Je suis né le 25 septembre 1959 à Brest. Oui, tout commence en Finistère ! Une semaine après Jean-Jacques Urvoas et trois jours après le pianiste Didier Squiban. Je suis le moins connu des trois. Une première leçon de modestie !


Mais je suis d’abord costarmoricain. A l’époque, le 22, c’était les Côtes du Nord. Un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître car elles ne sont devenues Côtes d’Armor qu’en 1990.


Fils d’une famille de quatre enfants, mes parents tenaient un bar, mais aussi une épicerie et un petit restaurant. On appelle cela désormais un commerce de proximité. Et oui c’était proche et même chaleureux. Pierre Perret, lui aussi fils de bistrotier a bien décrit les personnages truculents et les histoires haut en couleur qu’on y rencontre. C’était à Coat Ar Oa, Pléguien et son petit millier d’habitants à l’époque et désormais 1 300. 
Mon père qui était divers droite était le maire de cette commune. Il décède brutalement en 1981. J’avais eu mon bac scientifique (sciences de la terre, déjà…) au lycée public de Guingamp. Je poursuivais des études à Rennes 1, en géologie, avec un niveau de maîtrise. Et je fais le choix alors, responsable, de rentrer en 1981 au Conseil départemental des Côtes du Nord, comme technicien supérieur départemental. Par l’avancement, je suis devenu ingénieur territorial avec une reconnaissance pour ce que permet la fonction publique territoriale. J’y ai travaillé jusqu’en 2010 et depuis je suis en détachement pour assumer mes fonctions électives. 


Deux ans après le décès de mon père et donc de mon maire, arrivent les élections municipales. Deux ans après 1981, en plein bouillonnement des lois de décentralisation, Raymond Boizard, socialiste qui était devenu conseiller général en 1976 me propose de rejoindre sa liste.
J’ai vingt-quatre ans et je deviens conseiller municipal de Pléguien et président du syndicat de collecte des ordures ménagères de Lanvollon. Je crois me souvenir qu’il n’y avait pas foule pour s’occuper des poubelles et déjà je vais m’intéresser à cette question que l’on ne nomme pas encore « économie circulaire ». Six mois après, Raymond Boizard meurt. 


Municipales de 1989, je deviens maire de Pléguien et je suis élu président du syndicat mixte de traitement des ordures ménagères du Goelo. Encore.
Six ans plus tard, 1995. Je suis réélu maire de Pléguien et je deviens vice-président de la communauté de communes de Lanvollon, créée trois ans plus tôt. Je découvre le côté passionnant de l’intercommunalité, du travail entre communes, quand il y a un projet commun.
Du coup en 2001, je me propose de n’être qu’adjoint au maire de la commune de Pléguien et je prends la présidence de la communauté de commune de Lanvollon-Plouha. Je deviens Président du Pays de Guingamp en 2002, mais aussi membre du conseil d’administration de l’hôpital Bon-Sauveur à Bégard et vice-président du centre de gestion des Côtés d’Armor.


Je dois dire que cette aventure de l’intercommunalité mais aussi des Pays, suite à la loi de Dominique Voynet de 1999, m’enchante. Des élus de tous bords, un conseil de développement avec des responsables associatifs, de simples citoyens, des salariés, des chefs d’entreprise, un territoire qui se bouge, qui ose se projeter dans l’avenir, à la mesure de sa modeste taille. Fabuleux !


Des discussions avec Pierre-Yvon Trémel le président du Pays voisin du Trégor-Goëlo, des négociations parfois âpres avec le maire de Guingamp, Noël Le Graët qui dirige la ville-centre. Et des projets, et des rencontres.


Arrive 2004 et Jean-Yves Le Drian me propose de rejoindre sa liste d’union de toute la gauche. Après une première campagne en 1998 perdue, Jean-Yves Le Drian veut faire basculer la Région et il y parvient. Je suis un de ses colistiers et me voilà conseiller de la plus belle des Régions. Le ciré jaune a parlé et il a gagné. Il explique le lendemain : « Nous sommes sans doute la région de France la plus identitaire, la plus solidaire, celle qui donne le sentiment le plus d'appartenance territoriale ; on se sent de quelque part. Et puis en même temps, il n'y avait pas d'exécutif correspondant à notre cohésion. » On ne saurait mieux dire !


J’apprends, j’écoute et je me forge une expérience.


2008, je deviens volontairement simple conseiller municipal de Pléguien car je reste président de la communauté de communes Lanvollon-Plouha et président du syndicat mixte traitement de Kerval qui s’occupe du retraitement des déchets de 330 000 habitants.


Et en 2010, Jean-Yves Le Drian est réélu, moi aussi derrière lui, il me propose d’assumer la vice-présidence en charge de l’environnement et je deviens aussi membre du comité de bassin Loire-Bretagne.


Je suis profondément marqué par la polémique sur les algues vertes et bousculé par nos incohérences et nos certitudes sur le sujet. J’ y travaille, ne cède rien aux caricatures et commence par mettre toutes et tous autour de la table. Il s’agit de dépasser les caricatures et d’agir. Ensemble !
En 2015 je suis réélu vice-président en charge de l’environnement au Conseil Régional, puis en 2018 élu président du comité de bassin Loire-Bretagne qui s’occupe de la gestion de l’eau sur 36 départements, soit un tiers de la France.


Et en 2020 élu président de l’office français de la biodiversité, fusion de l’Agence nationale de la biodiversité et de l’Office nationale de la Chasse et de la faune sauvage.


Je vous dois l’aveu de la passion pour tous ces sujets et un talent assez indéniable pour accepter des présidences strictement bénévoles et non indemnisées.
 


Mes centres d’intérêt sont ailleurs. J’ai la chance d’être père de quatre enfants (32, 28, 15 et 10 ans) et même grand-père depuis 2 ans. Et je continue d’être heureux d’accompagner ma fille à l’école primaire, où en section bilingue elle apprend le breton. Mon épouse travaille à Rennes et dirige un Centre de rééducation et deux EHPAD, à la croisée de la santé, de l’économie sociale et solidaire.


Les week-ends sont consacrés, au travail manuel, pour être utile et apprendre. J’aime cultiver, voir pousser, bricoler. C’est mon lien à la réalité. Je dois aussi avouer une tendresse coupable pour la marche, la natation et la pêche. Mais attention, je ne suis pas Marcheur et guère pêcheur ! 


Stefan Zweig continue d’être un de mes auteurs de chevet, cet autrichien mort au Brésil, fuyant le nazisme. Comme lui, « j'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger. »


Et il reste le sport en spectateur passionné par l’En Avant Guingamp, ces rouges et noirs, ce petit poucet des Côtes d’Armor qui a pris l’agréable habitude de battre d’autres bretons aux mêmes couleurs de la métropole rennaise. N’en parlons plus ! Et le rugby, le collectif, ce pack qui avance et donc le XV de France. Je suis homme de collectif, de sports collectifs.


Ecologiste de l’action depuis 1983, avec des sujets qui semblaient anodins et qui sont centraux : l’eau, les déchets, la biodiversité. Socialiste de conviction et de partage plus que de parti. Humain simplement voire humaniste. Et toujours un breton libre qui place plus haut que tout le collectif et la sincérité.